En stop vers...

Le bout des Amériques 

Bivouacs, entre mers et sommets

En suivant la Panaméricaine

Amériques

Mai - Déc. 2014

20 000 km en auto-stop

Extrait du carnet de route Panaméricain :

Aujourd’hui, lundi 13 Octobre, nous sommes toujours à Puquio où nous a déposé le papi, il est 9h45, plus de 2h que nous espérons une voiture, nous comptons les tuc-tucs pour passer le temps : 67 … On finira à 72 quant un camion nous prendra en stop. Nous traversons les hauts plateaux péruviens, d’abord dans la remorque puis à l’intérieur, au chaud. Car parti depuis le désert par 35°c, nous sommes maintenant à plus de 4000m d’altitude et le froid s’est imposé. Le chauffeur tombant de fatigue, je tente tant bien que mal de le tenir éveillé en parlant. Belle frayeur. Pause café, nous feintons et échangeons de chauffeur pour s’installer dans un pickup. Plus rapide mais finalement pas plus sur, car nous évitons de justesse plusieurs accidents en arrivant en ville. Dans la benne du pickup, nous sommes aux premières loges si la mort arrive.

Mon aventure se voulait humaine. En stop le plus possible, je suis parti des caraïbes pour rejoindre la Terre du Feu et sa capitale : Ushuaia, porte d’entrée du continent blanc, l’Antarctique. 20 000 kilomètres à longer la Panaméricaine, du sommet des Andes aux contreforts de la Patagonie.

En Amérique centrale, de la côte Caraïbe à la côte Pacifique j’alterne avec tantôt le lever du soleil comme spectacle en toile de fond et tantôt, côté ouest, son coucher. Harpons dans le sac à dos,  je m’offre de vrais festins à chaque bivouac au bord de l’eau; langoustines, dorades et carangues viennent remplir mon assiette de campeur. Après plusieurs mois de pêche et de farniente, la saison des pluies arrive et me pousse à me diriger au sud pour prendre de la hauteur dans  la cordillère des Andes. 

 

L’Amérique du sud s’ouvre à moi. Chimborazo, Fitz Roy, Salar d’Uyuni, j’immortalise en photo chacun de mes bivouacs en souvenir de mon passage dans ces lieux mythiques. C’est bien souvent au bord des lacs et des rivières que je pose ma tente pour me ressourcer le soir. L’eau qui s’écoule dans le lit des cours d’eau me rappelle le flux continu de voitures qui suivent la panaméricaine et qui m’aide à avancer pendant mes journées d’auto-stop. Un mouvement perpétuel qui anime les pensées et les rêves du voyageur nomade. J’avance, au gré des saisons et des pays, tout comme la végétation qui change, qui se mue, bien souvent dans une explosion de couleurs et de parfums.

L'Antarctique me fermera ses portes, mais il ne m'en fallait pas moins pour partir naviguer dans les canaux de Patagonie et virer le cap Horn sur un voilier.

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